La liseuse au chapeau.

Les choses de la vie

Je musardais à travers les prairies, les ruelles, d’un petit village lorsque je me suis arrêté en plongéesur un coin de jardin, allumé par le soleilen phase déclinante.

Un rayon encore vif éclairaitcetendroit paisible. Il n’en fallut pas plus pour enclencher sur une suite à «Evora»*.
J’imaginais la croqueuse d’hommes devenue dévoreuse de romans.
Elle avait beaucoup changé depuis son séjour en gîte rural pour faire le point sur sa vie. Elletrimballait, alors,la quarantaine inquiétante, en pleine révolution des sentiments.Sa superbe en berne, incertaine, perdue, triste, moins conquérante, elle «bluesait» traînant sacyclothymie derrière la vitrede la petite cuisine qu’elle embuait,floutant d’un jet de vapeur soufflée de sa bouche, tous ceux qu’elle regardait passer dans la rue. Tapie derrière un rideau transparent, elle jouait encore à gagner, tirant ses ficelles imaginaires,choisissant son amant fictif du jour.L’image forte de ses hésitations, des «oui» et des «non» qui se succédaient sans jamais se…

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