Les Noël de mon enfance.

Les choses de la vie

Nos maisons successives étaient sommaires. 
Nous étions coutumiers du déménagement, juste des abris, parfois des chaumières, sans aucun confort et sans eau courante, toujours.
L’habitation familiale de mes grands-parents, où nous réveillonnions tous les ans, était notre préférée. Quatre murs épais, soixante-dix centimes par endroits, crépis de terre rouge, s’effritait sous la pression d’un doigt.
Un toit de tuiles à cuisses, façonnées en incurvant les plaques de glaise encore molles sur la haut de la cuisse d’un ouvrier. Chacun imprimait son calibre, cuisse large ou cuisse fine pour tuiles bancales sur un toit. Une couverture râpeuse, grossièrement rugueuse retenait toutes les spores des mousses environnantes transportées par le vent.
Un refuge rêvé pour Eole « ensemenceur » qui vêtait la toiture d’un velours épais, vert et marron…
Très poreuses, les tuiles devenaient éponges saturées sous la pluie battante et remplissaient nos bassines placées au grenier pour éviter l’inondation dans les pièces à vivre…

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